La Programmation des activités dans les services publics

INTRODUCTION

L’analyse des forces et des faiblesses de l’administration publique opérée lors des première et deuxième sessions de la Conférence Annuelle de l’Administration Publique (CAAP), tenues respectivement en octobre 1993 et en janvier 1995, a permis de relever que beaucoup d’unités administratives étaient pilotées à vue, donc ne possédaient ni programmes d’activités ni rapports d’activités.

Plus récemment encore, les audits organisationnels des ministères et institutions conduits par le Ministère de la Fonction Publique et de la Réforme de l’Etat ont montré que la fonction planification était quasi-absente de notre tradition de gestion.

Cependant, les programmes et rapports d’activités sont des outils de gestion sans lesquels notre administration ne peut atteindre l’efficience tant recherchée.

Aussi, à la faveur de la Réforme Globale de l’Administration Publique, un texte de portée réglementaire a été pris pour instituer un système de programmation des activités au sein des unités administratives. Il s’agit notamment du décret n°98-372/PRES/PM/MFPDI du 15 septembre 1998, portant normes d’élaboration des programmes et rapports d’activités dans les services publics abrogé récemment en Conseil des Ministres et remplacé par un nouveau décret à savoir le décret N° 2003 – 266/PRES/ PM/MFPRE du 27 mai 2003 portant normes d’élaboration des programmes et rapports d’activités dans les structures de l’Administration de l’Etat.

Ce système s’inspire fortement du management par objectifs qui est une approche qui privilégie la communication entre le subordonné et son supérieur hiérarchique dans l’accomplissement des tâches. Il est par ailleurs bâti autour des instruments de gestion que sont la lettre de mission, le programme d’activités et le contrat d’objectifs, voire le rapport d’activités.