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  • Burkina Faso / Unité - Progrès - Justice

Stratégie nationale de lutte contre les pires formes de travail des enfants : Le Comité national de coordination veut mieux orienter les actions

Le Burkina Faso s’est engagé à réduire significativement les pires formes de travail des enfants en adoptant en 2019, la Stratégie Nationale de lutte contre les Pires Formes de Travail des Enfants (SN-PFTE). Pour mieux orienter les actions de ladite stratégie, le Comité national de Coordination est en conclave, les 11 et 12 octobre 2022, à Ouagadougou.

 

Concrètement, il s’agira au cours des travaux de cette 1ère session ordinaire 2022, d’examiner et d’adopter le rapport de mise en œuvre 2021 de la SN-PFTE , le rapport synthèse du plan d'actions opérationnel 2019-2021 ; de valider le plan de travail et du budget annuel 2022 ; de collecter les difficultés rencontrées et les leçons apprises et de formuler des recommandations.

Selon le Directeur Général de la Protection Sociale (DGPS), Karlé Zango, représentant le Secrétaire général du ministère en charge de la Fonction publique, à l’ouverture des travaux, malgré les difficultés liées aux crises sanitaire et sécuritaire, dont l’impact sur le travail des enfants serait inestimable, le taux d’exécution provisoire est estimé à 53,12% au titre de l’année 2021 et de 45,72% pour le plan d’action opérationnel 2019-2021.

Pour le Directeur de la Lutte contre le Travail des Enfants (DLTE), Isso Bazié, si le taux de réalisation en 2021 est moyennement satisfaisant, les actions entreprises ont permis d’engranger plusieurs acquis . Il s’agit de la sensibilisation de 21248 producteurs de coton sur les effets des pesticides sur les enfants ainsi que leur présence dans les champs de coton ; de l’octroi de 1470 bourses aux scolaires vulnérables suivi du parrainage de 3966 enfants démunis et de la dotation de kits scolaires à 12000 élèves ; du soutien de 9097 ménages vulnérables pour la réalisation d’activités génératrices de revenu ; du contrôle de 668 lieux de vie et/ou à fort potentiel du travail des enfants ainsi que la réalisation de 532 patrouilles policières et du retrait de 555 enfants victimes de pires formes de travail des enfants ; du rapatriement de 1301 enfants victimes de traite et l’appui de 130 familles d’enfants victimes de pires formes dans la réalisation d’activités génératrices de revenu.

L’année 2023 sera la dernière année de mise en œuvre de la Stratégie nationale de lutte contre les pires formes de travail des enfants. D’ores et déjà, le ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale s’est engagé avec ses partenaires à concevoir un système de contrôle du travail des enfants, à déterminer la liste des travaux légers autorisés aux enfants de 13 ans révolus, et à traduire le décret sur les travaux dangereux, en langue moore, dioula, fulfuldé, gulmacema et dagara.

DCRP/MFPTPS